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Parc éolien entre Groix et Belle-Île dans la zone des 12 milles: une « décision catastrophique »


En mars 2022, la zone A, la plus à l’est, a été retenue pour l’atterrage du projet de parc éolien flottant au sud de la Bretagne, ce qui implique un fuseau de raccordement en mer passant à l’est de Groix. (Le Télégramme/Commission nationale du débat public, Garants de la concertation post-débat, « éoliennes flottantes au sud de la Bretagne »)


La zone d’implantation du parc éolien flottant au sud de la Bretagne se ressert entre Groix et Belle-Île : le gouvernement aurait choisi l’intérieur de la zone des 12 milles. Ce qui fait bondir des associations locales.

La Fédération de protection de la Baie de Quiberon, des îles et du Grand site dunaire indique qu’elle vient « d’apprendre que le gouvernement aurait choisi d’implanter le parc d’éoliennes flottantes à l’intérieur de la zone des 12 milles, à moins de 20 km de Belle-Île et à moins de 30 km de Groix et de Quiberon ». « Nous tenons à manifester notre opposition à cette décision catastrophique », indique la Fédération dans un communiqué. « Il est encore possible, sans surcoût majeur et sans difficulté technique, d’implanter ce parc éolien en zone économique exclusive hors de vue des côtes insulaires et continentales ». D’après nos informations, cette zone restreinte aurait bien été délimitée, mais elle ne serait pas définitivement validée par le ministère.


« Nous savons que l’éolien en mer sera une composante importante du mix énergétique en 2050. Nous savons aussi que les éoliennes flottantes joueront un rôle clé dans cette évolution, car elles sont adaptées aux zones de large les mieux ventées, y compris sur des fonds marins de grande profondeur et peuvent donc être placées sans difficulté loin des côtes, comme nous l’ont affirmé tous les industriels que nous avons contactés », écrivent Noëlle Bonnetain, présidente de la Fédération, Bernard Genton, président de l’Union Belliloise et Miren Monnier, présidente de l’association Horizon groisillon.




La réserve des élus

Les signataires du communiqué rappellent qu’ « à trois reprises, les élus de Belle-Ile ont fait connaître leurs réserves sur l’implantation à vue des côtes. Avec le soutien de Jimmy Pahun, député, ils alertaient Mme Pompili, alors ministre de la Transition écologique, avant de la rencontrer en personne. Les maires des villes riveraines ont eux aussi manifesté leur vive inquiétude. On ne peut que constater aujourd’hui le manque total d’écoute de l’administration ».

50 Tours Eiffel

Pour la Fédération, « les 50 éoliennes de plus de 260 mètres (soit 50 Tours Eiffel) seront donc placées dans les eaux territoriales, et détruiront, par leur nombre et leur hauteur, les paysages ». Ils estiment que « les décisions prises ignorent les préoccupations et les mises en garde des associations, des élus et des habitants pour ne répondre qu’à des exigences pour la pêche et pour la localisation de la maintenance ».




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