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Presqu’île de Quiberon, les risques de submersion marine ont été évalués

Updated: Feb 21

Par Stéphanie Le Bail

Télégramme du 12 février 2024



La chambre régionale des comptes de Bretagne s’est penchée sur la gestion

du trait de côte par la communauté de communes Auray Quiberon Terre

Atlantique (Aqta). Le risque de submersion marine pourrait concerner jusqu’à

12 000 habitants. Les conséquences financières d’une rupture de l’isthme de

Penthièvre sont évaluées à 84 M€ par an.

Le 1er novembre 2023, dans la perspective de l’arrivée de la tempête Ciaran, des

sacs de sable avaient été installés en fin d’après-midi sur la dune de Penthièvre, à

Saint-Pierre-Quiberon, pour protéger des maisons de la mer. (Archives - Marie

Sebire)

« La communauté de communes Auray Quiberon Terre Atlantique (Aqta)

présente une forte vulnérabilité aux risques littoraux de submersion marine et de

recul du trait de côte », souligne la synthèse du rapport de la Chambre régionale des

comptes de Bretagne sur la gestion du trait de côte par Aqta. Le territoire cumule 360

km de littoral sur 19 de ses 24 communes.

À lire sur le sujet

Quels scénarios pour que Quiberon ne devienne pas une île ?

12 000 personnes concernées

Le rapport précise que ces risques concernent principalement la façade est de la

presqu’île de Quiberon au niveau de l’isthme de Penthièvre (commune de Saint-

Pierre-Quiberon), ainsi que des pointes sableuses de La Trinité-sur-Mer (56), Saint-

Philibert (56) et Locmariaquer (56).


Que faire face à la mer qui monte sur le territoire Auray-Quiberon ?

Aqta, compétente en matière de défense contre les inondations et contre la mer, a

réalisé un diagnostic identifiant les zones vulnérables et les enjeux pour les

communes concernées. « Le risque de submersion marine pourrait concerner près

de 12 000 personnes (en comptant la population saisonnière) à horizon 2100 dans

l’hypothèse d’une augmentation du niveau de la mer de 60 cm ; le recul du trait de

côte pourrait impacter près de 9 500 personnes, dans un scénario maximaliste (+100

cm).

Orientations et actions

Aqta a commencé à élaborer une stratégie de gestion locale. Concernant le recul du

trait de côte, des études et des actions tests sont réalisées sur les sites de

Locmariaquer, Carnac (56), Penthièvre et de la ria d’Etel. Le schéma de cohérence

territoriale (SCoT), en cours de révision, intégrera des orientations de gestion du trait

de côte, avec lesquelles les plans locaux d’urbanisme (PLU) devront se mettre en

conformité.

Le rapport note cependant qu’Aqta est dépourvu de la compétence en matière

d’urbanisme « du fait de l’opposition des communes à son transfert : son exercice lui

permettrait pourtant de décliner dans les domaines de l’urbanisme et de

l’aménagement les orientations stratégiques qu’elle a choisies ».


À l’isthme de Penthièvre, les digues ne protègent plus contre les submersions

marines

Les conséquences d’une rupture de l’isthme

Une étude spécifique porte sur l’isthme de Penthièvre, qui présente un enjeu

important du fait de son exposition à la fois aux risques de recul du trait de côte et de

submersion marine, en raison de l’impact possible sur l’accessibilité. L’isthme étant la

seule voie d’accès par la route et le chemin de fer vers Saint-Pierre-Quiberon,

Quiberon et les îles. Les conséquences financières d’une rupture

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